| Titre de série : |
Lettres / Alcuin, 1 |
| Titre : |
SC 597 Lettres |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Alcuin, Auteur ; Christiane Veyrard-Cosme, Editeur scientifique |
| Editeur : |
Paris : Éd. du Cerf |
| Collection : |
Sources chrétiennes, ISSN 07501978 num. 597 |
| Importance : |
1 vol. (553 p.) |
| Format : |
20 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-204-12865-0 |
| Prix : |
49 EUR |
| Note générale : |
Texte latin et trad. française en regard
Bibliogr. p. 151-173. Index |
| Langues : |
Français (fre) Latin (lat) Langues originales : Latin (lat) |
| Index. décimale : |
944.014 092 |
| Note de contenu : |
Alcuin (né dans le Yorkshire vers 735, et mort à Tours le 19 mai 804) est un poète, savant et théologien anglais qui écrivait en langue latine médiévale. L'un des principaux amis et conseillers de Charlemagne, il dirige la plus grande école de l'Empire carolingien, l'école palatine à Aix-la-Chapelle. Principal artisan de la Renaissance carolingienne1, Alcuin est selon Éginhard, « l'homme le plus savant de son temps ».
Alcuin naquit vers 735 dans le Yorkshire, de parents nobles et riches. Alcuin fut éduqué dans l'école cathédrale d'York, une des plus renommées de l'époque, sous la direction de l'archevêque Ecgberht puis de son successeur Æthelberht3, un disciple de Bède le Vénérable. Il devint maître de l'école en 781. En 781, Alcuin effectua un voyage à Rome. De passage à Parme, Alcuin rencontra Charlemagne et accepta son invitation à Aix-la-Chapelle, où le roi rassemblait les plus grands savants de son temps. À la tête de l'école palatine, Alcuin devint le professeur et conseiller de Charlemagne, et de ses fils. Sous l’égide d’Alcuin, de grands centres culturels s’organisèrent autour des monastères et des cathédrales. Il introduisit les méthodes d'enseignement anglo-saxonnes dans les écoles franques, systématisa le quadrivium, et encouragea l'étude des arts libéraux1. Simple diacre, Alcuin fut chargé de l'éducation de jeunes nobles destinés aux plus hautes fonctions de l'Église et de l'État. En 790, Alcuin est envoyé en Angleterre afin de faire la paix avec Offa de Mercie. Il retourna en France trois ans plus tard et participa au concile de Francfort en 794, puis au concile d'Aix-la-Chapelle en 799, où il combattit l'adoptianisme, une hérésie selon laquelle Jésus ne serait que le fils adoptif de Dieu. Alcuin montait à cheval pour suivre les déplacements de Charles, se baignait avec lui et participait à la vie de cour. Il fit preuve cependant d'une grande piété et loua la supériorité de la vie monastique. La querelle de l'adoptianisme se réfère à une controverse qui a eu lieu pendant près de quinze ans, à partir de la fin du VIIIe siècle en Espagne et en France. En 794, l'évêque de Tolède, Élipand adressa une lettre aux évêques de France et à Félix d'Urgell où il affirmait que le Christ était le Fils de Dieu à la fois en tant que Dieu et en tant qu'homme. En tant qu'homme, il était le Fils de Dieu par "adoption", seule filiation paternelle reconnue en droit romain. Si le père ne reconnaissait pas son fils au moment de la naissance par les rites de l'adoption, celui-ci n'héritait que de la condition de sa mère. Si Dieu n'avait donc pas "reconnu", "adopté" Jésus à sa naissance, en sa nature humaine le Christ n'aurait pas été Fils de Dieu - il ne l'aurait été qu'en sa nature divine - et Marie ne pourrait pas être appelée "Mère de Dieu". Alcuin fut nommé par Charlemagne abbé de Saint-Martin de Tours en 796 où il rétablit l'observance régulière. L'abbaye Saint-Martin de Tours devient l'un des foyers de la renaissance carolingienne, où vient étudier notamment le jeune Raban Maur. Alcuin encouragea la copie de nombreux textes au sein du scriptorium, l'atelier de copie de l'abbaye, d'après des modèles importés d'Angleterre, et augmenta considérablement le fonds de la bibliothèque de Tours. Alcuin insista particulièrement sur le soin de la calligraphie et de la ponctuation. Alcuin mourut le 19 mai 804 à l'abbaye Saint-Martin de Tours. |
Lettres / Alcuin, 1. SC 597 Lettres [texte imprimé] / Alcuin, Auteur ; Christiane Veyrard-Cosme, Editeur scientifique . - Paris : Éd. du Cerf, [s.d.] . - 1 vol. (553 p.) ; 20 cm. - ( Sources chrétiennes, ISSN 07501978; 597) . ISBN : 978-2-204-12865-0 : 49 EUR Texte latin et trad. française en regard
Bibliogr. p. 151-173. Index Langues : Français ( fre) Latin ( lat) Langues originales : Latin ( lat)
| Index. décimale : |
944.014 092 |
| Note de contenu : |
Alcuin (né dans le Yorkshire vers 735, et mort à Tours le 19 mai 804) est un poète, savant et théologien anglais qui écrivait en langue latine médiévale. L'un des principaux amis et conseillers de Charlemagne, il dirige la plus grande école de l'Empire carolingien, l'école palatine à Aix-la-Chapelle. Principal artisan de la Renaissance carolingienne1, Alcuin est selon Éginhard, « l'homme le plus savant de son temps ».
Alcuin naquit vers 735 dans le Yorkshire, de parents nobles et riches. Alcuin fut éduqué dans l'école cathédrale d'York, une des plus renommées de l'époque, sous la direction de l'archevêque Ecgberht puis de son successeur Æthelberht3, un disciple de Bède le Vénérable. Il devint maître de l'école en 781. En 781, Alcuin effectua un voyage à Rome. De passage à Parme, Alcuin rencontra Charlemagne et accepta son invitation à Aix-la-Chapelle, où le roi rassemblait les plus grands savants de son temps. À la tête de l'école palatine, Alcuin devint le professeur et conseiller de Charlemagne, et de ses fils. Sous l’égide d’Alcuin, de grands centres culturels s’organisèrent autour des monastères et des cathédrales. Il introduisit les méthodes d'enseignement anglo-saxonnes dans les écoles franques, systématisa le quadrivium, et encouragea l'étude des arts libéraux1. Simple diacre, Alcuin fut chargé de l'éducation de jeunes nobles destinés aux plus hautes fonctions de l'Église et de l'État. En 790, Alcuin est envoyé en Angleterre afin de faire la paix avec Offa de Mercie. Il retourna en France trois ans plus tard et participa au concile de Francfort en 794, puis au concile d'Aix-la-Chapelle en 799, où il combattit l'adoptianisme, une hérésie selon laquelle Jésus ne serait que le fils adoptif de Dieu. Alcuin montait à cheval pour suivre les déplacements de Charles, se baignait avec lui et participait à la vie de cour. Il fit preuve cependant d'une grande piété et loua la supériorité de la vie monastique. La querelle de l'adoptianisme se réfère à une controverse qui a eu lieu pendant près de quinze ans, à partir de la fin du VIIIe siècle en Espagne et en France. En 794, l'évêque de Tolède, Élipand adressa une lettre aux évêques de France et à Félix d'Urgell où il affirmait que le Christ était le Fils de Dieu à la fois en tant que Dieu et en tant qu'homme. En tant qu'homme, il était le Fils de Dieu par "adoption", seule filiation paternelle reconnue en droit romain. Si le père ne reconnaissait pas son fils au moment de la naissance par les rites de l'adoption, celui-ci n'héritait que de la condition de sa mère. Si Dieu n'avait donc pas "reconnu", "adopté" Jésus à sa naissance, en sa nature humaine le Christ n'aurait pas été Fils de Dieu - il ne l'aurait été qu'en sa nature divine - et Marie ne pourrait pas être appelée "Mère de Dieu". Alcuin fut nommé par Charlemagne abbé de Saint-Martin de Tours en 796 où il rétablit l'observance régulière. L'abbaye Saint-Martin de Tours devient l'un des foyers de la renaissance carolingienne, où vient étudier notamment le jeune Raban Maur. Alcuin encouragea la copie de nombreux textes au sein du scriptorium, l'atelier de copie de l'abbaye, d'après des modèles importés d'Angleterre, et augmenta considérablement le fonds de la bibliothèque de Tours. Alcuin insista particulièrement sur le soin de la calligraphie et de la ponctuation. Alcuin mourut le 19 mai 804 à l'abbaye Saint-Martin de Tours. |
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