| Titre : |
SC 585 De l'âme |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Cassiodore, Auteur ; James W. Halporn, Editeur scientifique ; Alain Galonnier, Editeur scientifique |
| Editeur : |
Paris : Éd. du Cerf |
| Collection : |
Sources chrétiennes, ISSN 07501978 num. 585 |
| Titres uniformes : |
De l'âme : 2017; latin-français
|
| Importance : |
1 vol. (425 p.) |
| Format : |
20 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-204-11759-3 |
| Prix : |
45 EUR |
| Note générale : |
Texte latin et trad. française en regard
Bibliogr. p. 161-191. Index |
| Langues : |
Français (fre) Latin (lat) Langues originales : Latin (lat) |
| Index. décimale : |
233.5 |
| Note de contenu : |
Cassiodore (en latin Magnus Aurelius Cassiodorus Senator) est un homme politique et écrivain latin, fondateur du monastère de Vivarium. Il est né vers 485 à Scolacium, dans l'actuelle province de Catanzaro en Calabre, et mort vers 580 aux alentours de l'actuel hameau de Copanello.
La vie de Cassiodore s'articule essentiellement autour de deux périodes séparées par sa « conversion », qui marque son retrait de la vie publique.
Avant sa conversion L'arrière-grand-père de Cassiodore avait servi dans les armées de Valentinien III, et repoussé les Vandales lors de leur tentative de débarquement en Calabre et en Sicile (vers 451), son grand-père avait fait partie de l'ambassade envoyée à Attila en 452, son père, qui a été comes sacrarum largitionum d'Odoacre, est nommé en 495 corrector Lucaniae et Bruttiorum par Théodoric le Grand, et accède en 503 à la praefectura praetoriana.
Cassiodore est donc issu d'un milieu qui le prédestine à une carrière politique de premier plan ; d'ailleurs son nom même (Magnus Aurelius Cassiodorus Senator, nom qu'il se donne lui-même dans la suscription des Variæ en 538) témoigne de cette appartenance aux milieux aristocratiques de l'époque : Aurelius traduit l'alliance de Cassiodore avec un membre éminent de la gens Aurelia, Symmaque (beau-père de Boèce), et le surnom Senator rappelle sa qualité de sénateur (à la fin de sa vie, Cassiodore ne signera plus que Cassiodorus Senator).
Après sa conversion Comme la plupart des hommes politiques de l'époque, Cassiodore était chrétien. Dans l'ensemble, la politique des rois ariens qu'il servait était tolérante à l'égard des chrétiens nicéens. Mais dans la première partie de sa carrière, Cassiodore semble n'avoir un intérêt qu'extérieur pour les choses de la religion.
Le changement profond commence pendant la préfecture du prétoire de Cassiodore (533) : par ses lettres de nomination à cette charge, Cassiodore nous apprend qu'il pratiquait la lectio divina pour en tirer ses principes de gouvernement ; il semble avoir un certain crédit auprès du pape Jean II (il intervient auprès de lui en faveur des moines scythes en 534). Il a des rapports encore plus étroits avec le successeur de Jean II, le pape Agapet Ier, avec qui il projette, en 535, de fonder une école de théologie à Rome (la prise de Rome par Bélisaire en 536 met un terme à ce projet).
Le moment crucial de la conversion est marqué par la rédaction de son traité De Anima (538), et surtout de son commentaire aux psaumes, Expositio psalmorum, qu'il compose vraisemblablement à Constantinople (où il a dû se retirer après la prise de Ravenne par Bélisaire, en 540). Par conversio, il faut entendre un changement de vie, une rupture ; arrivé au terme d'une vie publique dont il avait pu mesurer les vicissitudes, Cassiodore se tournait vers Dieu.
L'événement le plus important de cette période de retraite de Cassiodore est sans doute la fondation du monastère de Vivarium ; la date en est discutée : on a parfois pensé que la fondation remontait à 540, mais il est peu probable que Cassiodore ait eu le temps de fonder le monastère juste avant de partir en exil à Constantinople ; on pense que Cassiodore n'est rentré en Calabre qu'en 555.[réf. nécessaire] (le 13 août 554, la Pragmatique sanction de Justinien autorise les émigrés italiens à rentrer au pays), et qu'il aurait donc fondé le monastère, sur les terres familiales à Squillace, à cette époque. Mais on peut aussi envisager qu'il ait fondé Vivarium pendant qu'il était préfet du prétoire (autour de 535), et qu'il n'y soit revenu que beaucoup plus tard (555).
Le monastère de Vivarium doit son nom aux viviers qui avaient été aménagés au pied du monastère (situé sur une colline) ; l'église du monastère était dédiée à Saint Martin, et à proximité du monastère, une colline, le Mons Castellum, était dédiée aux ermites (d'où le titre que Cassiodore donne, dans les Institutiones, à la description des lieux : De positione monasterii Vivariensis siue Castellensis -Inst. div.1, 29). Cassiodore décrit le monastère de Vivarium en utilisant le topos du locus amoenus (Variae 12, 15 ; Expositio psalm. 103, 17 ; Inst. 1, 29). Le monastère de Vivarium constituait une sorte de cité dans laquelle les ciues religiosi n'avaient pas à se préoccuper de leur subsistance matérielle, mais devaient se consacrer aux offices liturgiques, à l'exercice des artes, et surtout à la copie et à la correction de livres : Vivarium est un centre de première importance pour la transmission de nombreux textes, aussi bien bibliques ou liturgiques que païens.
Cassiodore, retiré à Vivarium, consacre sa longue retraite à son œuvre littéraire (Institutions, Exposition epistulae ad Romanos, liber memorialis ou liber titulorum, Complexiones apostolorum, De orthographia, qu'il rédige à 93 ans).
On situe la date de sa mort au plus tôt vers 580
|
SC 585 De l'âme [texte imprimé] / Cassiodore, Auteur ; James W. Halporn, Editeur scientifique ; Alain Galonnier, Editeur scientifique . - Paris : Éd. du Cerf, [s.d.] . - 1 vol. (425 p.) ; 20 cm. - ( Sources chrétiennes, ISSN 07501978; 585) . ISBN : 978-2-204-11759-3 : 45 EUR Oeuvre : De l'âme : 2017; latin-français Texte latin et trad. française en regard
Bibliogr. p. 161-191. Index Langues : Français ( fre) Latin ( lat) Langues originales : Latin ( lat)
| Index. décimale : |
233.5 |
| Note de contenu : |
Cassiodore (en latin Magnus Aurelius Cassiodorus Senator) est un homme politique et écrivain latin, fondateur du monastère de Vivarium. Il est né vers 485 à Scolacium, dans l'actuelle province de Catanzaro en Calabre, et mort vers 580 aux alentours de l'actuel hameau de Copanello.
La vie de Cassiodore s'articule essentiellement autour de deux périodes séparées par sa « conversion », qui marque son retrait de la vie publique.
Avant sa conversion L'arrière-grand-père de Cassiodore avait servi dans les armées de Valentinien III, et repoussé les Vandales lors de leur tentative de débarquement en Calabre et en Sicile (vers 451), son grand-père avait fait partie de l'ambassade envoyée à Attila en 452, son père, qui a été comes sacrarum largitionum d'Odoacre, est nommé en 495 corrector Lucaniae et Bruttiorum par Théodoric le Grand, et accède en 503 à la praefectura praetoriana.
Cassiodore est donc issu d'un milieu qui le prédestine à une carrière politique de premier plan ; d'ailleurs son nom même (Magnus Aurelius Cassiodorus Senator, nom qu'il se donne lui-même dans la suscription des Variæ en 538) témoigne de cette appartenance aux milieux aristocratiques de l'époque : Aurelius traduit l'alliance de Cassiodore avec un membre éminent de la gens Aurelia, Symmaque (beau-père de Boèce), et le surnom Senator rappelle sa qualité de sénateur (à la fin de sa vie, Cassiodore ne signera plus que Cassiodorus Senator).
Après sa conversion Comme la plupart des hommes politiques de l'époque, Cassiodore était chrétien. Dans l'ensemble, la politique des rois ariens qu'il servait était tolérante à l'égard des chrétiens nicéens. Mais dans la première partie de sa carrière, Cassiodore semble n'avoir un intérêt qu'extérieur pour les choses de la religion.
Le changement profond commence pendant la préfecture du prétoire de Cassiodore (533) : par ses lettres de nomination à cette charge, Cassiodore nous apprend qu'il pratiquait la lectio divina pour en tirer ses principes de gouvernement ; il semble avoir un certain crédit auprès du pape Jean II (il intervient auprès de lui en faveur des moines scythes en 534). Il a des rapports encore plus étroits avec le successeur de Jean II, le pape Agapet Ier, avec qui il projette, en 535, de fonder une école de théologie à Rome (la prise de Rome par Bélisaire en 536 met un terme à ce projet).
Le moment crucial de la conversion est marqué par la rédaction de son traité De Anima (538), et surtout de son commentaire aux psaumes, Expositio psalmorum, qu'il compose vraisemblablement à Constantinople (où il a dû se retirer après la prise de Ravenne par Bélisaire, en 540). Par conversio, il faut entendre un changement de vie, une rupture ; arrivé au terme d'une vie publique dont il avait pu mesurer les vicissitudes, Cassiodore se tournait vers Dieu.
L'événement le plus important de cette période de retraite de Cassiodore est sans doute la fondation du monastère de Vivarium ; la date en est discutée : on a parfois pensé que la fondation remontait à 540, mais il est peu probable que Cassiodore ait eu le temps de fonder le monastère juste avant de partir en exil à Constantinople ; on pense que Cassiodore n'est rentré en Calabre qu'en 555.[réf. nécessaire] (le 13 août 554, la Pragmatique sanction de Justinien autorise les émigrés italiens à rentrer au pays), et qu'il aurait donc fondé le monastère, sur les terres familiales à Squillace, à cette époque. Mais on peut aussi envisager qu'il ait fondé Vivarium pendant qu'il était préfet du prétoire (autour de 535), et qu'il n'y soit revenu que beaucoup plus tard (555).
Le monastère de Vivarium doit son nom aux viviers qui avaient été aménagés au pied du monastère (situé sur une colline) ; l'église du monastère était dédiée à Saint Martin, et à proximité du monastère, une colline, le Mons Castellum, était dédiée aux ermites (d'où le titre que Cassiodore donne, dans les Institutiones, à la description des lieux : De positione monasterii Vivariensis siue Castellensis -Inst. div.1, 29). Cassiodore décrit le monastère de Vivarium en utilisant le topos du locus amoenus (Variae 12, 15 ; Expositio psalm. 103, 17 ; Inst. 1, 29). Le monastère de Vivarium constituait une sorte de cité dans laquelle les ciues religiosi n'avaient pas à se préoccuper de leur subsistance matérielle, mais devaient se consacrer aux offices liturgiques, à l'exercice des artes, et surtout à la copie et à la correction de livres : Vivarium est un centre de première importance pour la transmission de nombreux textes, aussi bien bibliques ou liturgiques que païens.
Cassiodore, retiré à Vivarium, consacre sa longue retraite à son œuvre littéraire (Institutions, Exposition epistulae ad Romanos, liber memorialis ou liber titulorum, Complexiones apostolorum, De orthographia, qu'il rédige à 93 ans).
On situe la date de sa mort au plus tôt vers 580
|
|