| Titre : |
SC 595 Panégyriques de martyrs |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Saint Jean Chrysostome, Auteur ; Nathalie Rambault, Editeur scientifique |
| Editeur : |
Paris : Éd. du Cerf |
| Collection : |
Sources chrétiennes, ISSN 07501978 num. 595 |
| Importance : |
1 vol. (372 p.) |
| Format : |
20 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-204-12647-2 |
| Prix : |
38 EUR |
| Note générale : |
Texte grec et trad. française en regard
Bibliogr. p. 149-169 |
| Langues : |
Français (fre) Grec classique (grc) Langues originales : Grec classique (grc) |
| Index. décimale : |
272.109 22 |
| Note de contenu : |
Jean Chrysostome (en grec ancien : Ἰωάννης ὁ Χρυσόστομος), né à Antioche (aujourd'hui Antakya en Turquie) entre 344 et 3491, et mort en 407 près de Comana, a été archevêque de Constantinople. Il est considéré comme un des Pères de l'Église.
Son éloquence est à l'origine de son épithète grecque de χρυσόστομος (chrysóstomos), qui signifie littéralement « à la bouche d'or ». L'anaphore qui constitue le cœur de la plus célébrée des Divines Liturgies dans les Églises orthodoxes lui est attribuée. Sa rigueur et son zèle réformateur l'ont conduit à l'exil et à la mort2.
À la fois saint, père de l'Église orthodoxe, docteur de l'Église catholique romaine et de l'Église copte, Jean Chrysostome est fêté le 13 novembre, le 27 janvier (translation de ses reliques), le 30 janvier (fête des Trois Hiérarques) dans l’Église orthodoxe, le 13 septembre dans l’Église catholique. Sa famille, chrétienne, appartient à la bourgeoisie d'Antioche. Son père, officier dans l'armée syrienne, perd la vie tandis que Jean est encore enfant. Il est alors élevé par sa mère. Devenu adolescent, il aurait reçu, selon certains auteurs chrétiens du Ve siècle, l'enseignement du célèbre orateur et professeur de rhétorique Libanios, mais ce n'est nullement assuré, bien qu'il ait été certainement formé à la rhétorique. Il témoigne avoir mené une jeunesse dissipée et avoir été « enchaîné par les appétits du monde » (Du Sacerdoce, I, 3), pour s'accuser ensuite d'avoir été gourmet, amateur d'éloquence judiciaire et de théâtre.
Vers les années 369-372, Jean s'intéressant plus qu'à toute autre chose à l’Écriture sainte, demande le baptême, après avoir rencontré l'évêque Mélèce. Antioche étant alors un centre théologique important, Jean devient l'élève de Diodore de Tarse, maître incontesté de l'époque. C'est auprès de ce grand exégète qu'il devient sensible au sens littéral des textes sacrés, se méfiant quelque peu des interprétations allégorisantes de l'école théologique d'Alexandrie. Aimant particulièrement l'évangile de saint Matthieu et les épîtres de Paul, il ne cessera de les relire jusqu'à sa mort. Ces méditations éveillent en lui un goût certain pour la solitude et l'ascèse : il renonce toutefois à partir pour le désert, afin de ne pas attrister sa mère. Résolu néanmoins à devenir moine, il s'installe seul dans une petite maison, vivant en ermite aux portes de la ville. Ordonné lecteur par Mélèce, l'évêque d'Antioche, il se consacre à la théologie. Mais l'appel du désert finit par triompher : en 374, Jean renonce à ce monde qu'il aimait tant pour s'aventurer, non sans appréhension, dans les lieux arides. Il y découvre alors que les plus « durs travaux » ne sont pas les travaux physiques, tels que « bêcher, porter du bois et de l'eau et faire toutes sortes de travaux de ce genre » (De compunctione ad Demetrium, I,6), mais de se porter et de se supporter soi-même, ainsi que le rappel incessant de ses maux et de ses faiblesses. Au bout de quelques années, en 380, il revient à Antioche. Durant l'hiver 380-381, il est ordonné diacre par Mélèce, soit l'année du Concile œcuménique de Constantinople. En 386, Flavien, successeur de Mélèce, lui confère le sacerdoce3. Le ministère principal de Jean devient alors la prédication ainsi que la direction spirituelle.
|
SC 595 Panégyriques de martyrs [texte imprimé] / Saint Jean Chrysostome, Auteur ; Nathalie Rambault, Editeur scientifique . - Paris : Éd. du Cerf, [s.d.] . - 1 vol. (372 p.) ; 20 cm. - ( Sources chrétiennes, ISSN 07501978; 595) . ISBN : 978-2-204-12647-2 : 38 EUR Texte grec et trad. française en regard
Bibliogr. p. 149-169 Langues : Français ( fre) Grec classique ( grc) Langues originales : Grec classique ( grc)
| Index. décimale : |
272.109 22 |
| Note de contenu : |
Jean Chrysostome (en grec ancien : Ἰωάννης ὁ Χρυσόστομος), né à Antioche (aujourd'hui Antakya en Turquie) entre 344 et 3491, et mort en 407 près de Comana, a été archevêque de Constantinople. Il est considéré comme un des Pères de l'Église.
Son éloquence est à l'origine de son épithète grecque de χρυσόστομος (chrysóstomos), qui signifie littéralement « à la bouche d'or ». L'anaphore qui constitue le cœur de la plus célébrée des Divines Liturgies dans les Églises orthodoxes lui est attribuée. Sa rigueur et son zèle réformateur l'ont conduit à l'exil et à la mort2.
À la fois saint, père de l'Église orthodoxe, docteur de l'Église catholique romaine et de l'Église copte, Jean Chrysostome est fêté le 13 novembre, le 27 janvier (translation de ses reliques), le 30 janvier (fête des Trois Hiérarques) dans l’Église orthodoxe, le 13 septembre dans l’Église catholique. Sa famille, chrétienne, appartient à la bourgeoisie d'Antioche. Son père, officier dans l'armée syrienne, perd la vie tandis que Jean est encore enfant. Il est alors élevé par sa mère. Devenu adolescent, il aurait reçu, selon certains auteurs chrétiens du Ve siècle, l'enseignement du célèbre orateur et professeur de rhétorique Libanios, mais ce n'est nullement assuré, bien qu'il ait été certainement formé à la rhétorique. Il témoigne avoir mené une jeunesse dissipée et avoir été « enchaîné par les appétits du monde » (Du Sacerdoce, I, 3), pour s'accuser ensuite d'avoir été gourmet, amateur d'éloquence judiciaire et de théâtre.
Vers les années 369-372, Jean s'intéressant plus qu'à toute autre chose à l’Écriture sainte, demande le baptême, après avoir rencontré l'évêque Mélèce. Antioche étant alors un centre théologique important, Jean devient l'élève de Diodore de Tarse, maître incontesté de l'époque. C'est auprès de ce grand exégète qu'il devient sensible au sens littéral des textes sacrés, se méfiant quelque peu des interprétations allégorisantes de l'école théologique d'Alexandrie. Aimant particulièrement l'évangile de saint Matthieu et les épîtres de Paul, il ne cessera de les relire jusqu'à sa mort. Ces méditations éveillent en lui un goût certain pour la solitude et l'ascèse : il renonce toutefois à partir pour le désert, afin de ne pas attrister sa mère. Résolu néanmoins à devenir moine, il s'installe seul dans une petite maison, vivant en ermite aux portes de la ville. Ordonné lecteur par Mélèce, l'évêque d'Antioche, il se consacre à la théologie. Mais l'appel du désert finit par triompher : en 374, Jean renonce à ce monde qu'il aimait tant pour s'aventurer, non sans appréhension, dans les lieux arides. Il y découvre alors que les plus « durs travaux » ne sont pas les travaux physiques, tels que « bêcher, porter du bois et de l'eau et faire toutes sortes de travaux de ce genre » (De compunctione ad Demetrium, I,6), mais de se porter et de se supporter soi-même, ainsi que le rappel incessant de ses maux et de ses faiblesses. Au bout de quelques années, en 380, il revient à Antioche. Durant l'hiver 380-381, il est ordonné diacre par Mélèce, soit l'année du Concile œcuménique de Constantinople. En 386, Flavien, successeur de Mélèce, lui confère le sacerdoce3. Le ministère principal de Jean devient alors la prédication ainsi que la direction spirituelle.
|
|