| Titre : |
JOB : Leçons morales tirées du livre de Job |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Grégoire (Pape, 01, Saint), Auteur ; Christophe Vuillaume, Auteur |
| Editeur : |
Saint-Léger Editions |
| Collection : |
ARSIS |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978264527331 |
| Note générale : |
Ce long commentaire, en trente-cinq livres, d’un des plus étonnants récits bibliques, n’est pas un exercice intellectuel, une recherche précise et rigoureuse, mais tout aussi impersonnelle du sens de chaque verset : le pape saint Grégoire le Grand (540-604) a d’abord été moine et c’est une approche toute monastique de cette page de la Bible qu’il nous propose.
Le texte y est non seulement lu, médité, mais encore goûté et savouré, comme on le fait au cours de la lectio divina, pour prolonger la réflexion en prière, nous élever à la contemplation de Celui de qui tout vient et à qui tout retourne. S’agissant de Job, le mystère du mal, de la souffrance de l’innocent, celle de l’homme, embrassée par celle du Christ, y tient évidemment une place importante, mais non pas centrale. Grégoire quitte assez vite son rigoureux plan des débuts, soumis aux procédés alors en vigueur : exégèse littérale (historique), allégorique, puis morale, pour ouvrir très largement l’horizon de sa méditation.
C’est dire que ce commentaire contient une foisonnante richesse doctrinale, spirituelle et psychologique, toujours puisée à l’Écriture elle-même. Ainsi, à côté de certains développements dogmatiques, Grégoire n’hésite pas à se lancer dans de très hautes réflexions qu’on peut qualifier de mystiques. On trouvera dans ce commentaire certaines descriptions très précises, d’ailleurs non dénuées d’humour, des travers de ceux qui se croient supérieurs, y compris dans l’Église qu’il qualifie toujours de « sainte ». On appréciera aussi les analyses psychologiques et sociales auxquelles Grégoire se livre à la recherche d’une conversion toujours plus intégrale.
Ce commentaire destiné au départ à un très petit auditoire, a connu en réalité un remarquable rayonnement tout au long du Moyen Âge et bien au-delà des monastères. L’œuvre de saint Grégoire a, en effet, été considérée comme une véritable somme au point que, cité comme une référence en matière de doctrine, d’exégèse (selon les normes de son temps) et de morale, le grand pape est aussi compté au rang des docteurs de l’Église.
C’est dire que la réflexion inspirée de Grégoire le Grand, fût-elle vieille de quinze siècles, n’a pas fini d’accompagner la méditation des générations de croyants qui se succèdent, en particulier sur des problèmes aussi centraux et tellement actuels que l’origine du mal et surtout du sens de la souffrance, à la lumière de toute la Révélation chrétienne. Cette nouvelle édition présente pour la première fois le texte des Moralia dans son texte intégral en français contemporain. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Résumé : |
L'auteur : Né à Nancy, Maître ès Lettres, frère Christophe Vuillaume osb, Profès de l’Abbaye de la Pierre-qui-Vire en 1979, Maître en théologie (ICP) et prêtre, a été Procureur Général de la Congrégation de Subiaco de 2004 à 2007. Actuellement au Monastère bénédictin de Mahitsy (Madagascar), il est Cellérier et professeur de théologie spirituelle. L’auteur a rédigé deux volumes de la collection Sources Chrétiennes, de nombreux articles et traductions. Il est l’auteur de la correspondance inédite, traduite du latin, en 4 volumes de la correspondance de Pierre le Vénérable, paru chez le même éditeur |
| Note de contenu : |
1) Pourquoi le mal et la souffrance ? A cette question d’une actualité brûlante en cette période de pandémie, Grégoire le Grand tente de répondre en méditant sur le Livre de Job. Au long de ses 35 livres, la passionnante réflexion de ce moine devenu pape n’aborde pas seulement les questions doctrinales, mais sonde avec une étonnante maîtrise les aspects philosophiques, moraux et psychologiques du problème. Il ne s’agit pas tant de donner une réponse que d’entraîner le lecteur à sonder lui-même son cœur et son expérience à la lumière de la Révélation biblique. Cette traduction intégrale et entièrement nouvelle des Leçons morales met enfin à notre disposition un texte complet, en français contemporain, doté d’une introduction et de notes qui facilitent la lecture d’une œuvre ancienne et cependant toujours actuelle qui a nourri des générations de quêteurs du sens de la vie.
2) Pourquoi le mal et la souffrance ? Ces éternelles questions sont au coeur de la méditation de saint Grégoire le Grand sur le Livre de Job. Plus qu’une réponse, Grégoire nous entraîne dans une réflexion aux multiples aspects sur le mystère de Dieu et de l’homme qu’il a créé. À travers son exégèse littérale, allégorique et morale, Grégoire nous invite à changer de regard à la lumière du chant du Serviteur souffrant. Car la souffrance n’est pas une punition et la réussite terrestre une bénédiction, puisqu’il ne peut y avoir d’injustice en Celui qui seul juge avec justice. Par conséquent, c’est notre regard sur la souffrance qui doit changer. Dans une vision contemplative, le croyant apprend ainsi à embrasser les réalités de ce monde à la mesure de leur horizon réel, celui de l’éternité que nous ouvre le Christ.
3) Ce troisième tome des Leçons morales tirées du livre de Job ouvre une nouvelle phase de la méditation biblique de saint Grégoire. Il y prend de la hauteur, puisqu’il médite ici davantage sur le sort éternel des sauvés ou de ceux qu’il appelle les « réprouvés », jusqu’à nous décrire la « logique » qui prévaut en Enfer, où la fin est sans fin, où l’on expérimente continuellement une « mort sans mort, une disparition sans disparition ». Mais l’intérêt des Livres VII à IX est aussi de traduire en termes d’intériorité tout l’enjeu de notre salut, où l’intérieur représente l’être même de Dieu auquel il a donné part à l’homme, dès sa création. Passé de l’intérieur à l’extérieur, par son consentement au péché, l’homme a perdu la lumière intérieure dont il jouissait. Il a surtout cessé de s’habiter lui-même, de connaître son authentique identité de fils de Dieu.
Et c’est le deuxième volet de ce volume qui décrit en termes saisissants la condition humaine dans ses multiples contradictions, ses limites, sa finitude qui explique aussi toute la difficulté d’une conversion authentique de notre coeur, toujours entaché d’amour propre. Si bien que le juste met sa force non dans la réussite en ce monde, mais préfère se réjouir des épreuves qui lui sont imposées et même des tentations qui contribuent à le purifier ; en un mot, mieux vaut l’«adversitas», qu’une vie où tout semble vous sourire. On le voit, il ne s’agit jamais de « comprendre » le mystère du mal, comme si l’on pouvait le saisir intellectuellement et en rendre compte par des mots. Il s’agit beaucoup plus, avec Job, d’y consentir, d’y entrer dans une attitude de foi, mais librement, activement, oserait-on dire « amoureusement », comme on rejoint le Christ en son mystère pascal. |
JOB : Leçons morales tirées du livre de Job [texte imprimé] / Grégoire (Pape, 01, Saint), Auteur ; Christophe Vuillaume, Auteur . - [S.l.] : Saint-Léger Editions, [s.d.]. - ( ARSIS) . ISSN : 978264527331 Ce long commentaire, en trente-cinq livres, d’un des plus étonnants récits bibliques, n’est pas un exercice intellectuel, une recherche précise et rigoureuse, mais tout aussi impersonnelle du sens de chaque verset : le pape saint Grégoire le Grand (540-604) a d’abord été moine et c’est une approche toute monastique de cette page de la Bible qu’il nous propose.
Le texte y est non seulement lu, médité, mais encore goûté et savouré, comme on le fait au cours de la lectio divina, pour prolonger la réflexion en prière, nous élever à la contemplation de Celui de qui tout vient et à qui tout retourne. S’agissant de Job, le mystère du mal, de la souffrance de l’innocent, celle de l’homme, embrassée par celle du Christ, y tient évidemment une place importante, mais non pas centrale. Grégoire quitte assez vite son rigoureux plan des débuts, soumis aux procédés alors en vigueur : exégèse littérale (historique), allégorique, puis morale, pour ouvrir très largement l’horizon de sa méditation.
C’est dire que ce commentaire contient une foisonnante richesse doctrinale, spirituelle et psychologique, toujours puisée à l’Écriture elle-même. Ainsi, à côté de certains développements dogmatiques, Grégoire n’hésite pas à se lancer dans de très hautes réflexions qu’on peut qualifier de mystiques. On trouvera dans ce commentaire certaines descriptions très précises, d’ailleurs non dénuées d’humour, des travers de ceux qui se croient supérieurs, y compris dans l’Église qu’il qualifie toujours de « sainte ». On appréciera aussi les analyses psychologiques et sociales auxquelles Grégoire se livre à la recherche d’une conversion toujours plus intégrale.
Ce commentaire destiné au départ à un très petit auditoire, a connu en réalité un remarquable rayonnement tout au long du Moyen Âge et bien au-delà des monastères. L’œuvre de saint Grégoire a, en effet, été considérée comme une véritable somme au point que, cité comme une référence en matière de doctrine, d’exégèse (selon les normes de son temps) et de morale, le grand pape est aussi compté au rang des docteurs de l’Église.
C’est dire que la réflexion inspirée de Grégoire le Grand, fût-elle vieille de quinze siècles, n’a pas fini d’accompagner la méditation des générations de croyants qui se succèdent, en particulier sur des problèmes aussi centraux et tellement actuels que l’origine du mal et surtout du sens de la souffrance, à la lumière de toute la Révélation chrétienne. Cette nouvelle édition présente pour la première fois le texte des Moralia dans son texte intégral en français contemporain. Langues : Français ( fre)
| Résumé : |
L'auteur : Né à Nancy, Maître ès Lettres, frère Christophe Vuillaume osb, Profès de l’Abbaye de la Pierre-qui-Vire en 1979, Maître en théologie (ICP) et prêtre, a été Procureur Général de la Congrégation de Subiaco de 2004 à 2007. Actuellement au Monastère bénédictin de Mahitsy (Madagascar), il est Cellérier et professeur de théologie spirituelle. L’auteur a rédigé deux volumes de la collection Sources Chrétiennes, de nombreux articles et traductions. Il est l’auteur de la correspondance inédite, traduite du latin, en 4 volumes de la correspondance de Pierre le Vénérable, paru chez le même éditeur |
| Note de contenu : |
1) Pourquoi le mal et la souffrance ? A cette question d’une actualité brûlante en cette période de pandémie, Grégoire le Grand tente de répondre en méditant sur le Livre de Job. Au long de ses 35 livres, la passionnante réflexion de ce moine devenu pape n’aborde pas seulement les questions doctrinales, mais sonde avec une étonnante maîtrise les aspects philosophiques, moraux et psychologiques du problème. Il ne s’agit pas tant de donner une réponse que d’entraîner le lecteur à sonder lui-même son cœur et son expérience à la lumière de la Révélation biblique. Cette traduction intégrale et entièrement nouvelle des Leçons morales met enfin à notre disposition un texte complet, en français contemporain, doté d’une introduction et de notes qui facilitent la lecture d’une œuvre ancienne et cependant toujours actuelle qui a nourri des générations de quêteurs du sens de la vie.
2) Pourquoi le mal et la souffrance ? Ces éternelles questions sont au coeur de la méditation de saint Grégoire le Grand sur le Livre de Job. Plus qu’une réponse, Grégoire nous entraîne dans une réflexion aux multiples aspects sur le mystère de Dieu et de l’homme qu’il a créé. À travers son exégèse littérale, allégorique et morale, Grégoire nous invite à changer de regard à la lumière du chant du Serviteur souffrant. Car la souffrance n’est pas une punition et la réussite terrestre une bénédiction, puisqu’il ne peut y avoir d’injustice en Celui qui seul juge avec justice. Par conséquent, c’est notre regard sur la souffrance qui doit changer. Dans une vision contemplative, le croyant apprend ainsi à embrasser les réalités de ce monde à la mesure de leur horizon réel, celui de l’éternité que nous ouvre le Christ.
3) Ce troisième tome des Leçons morales tirées du livre de Job ouvre une nouvelle phase de la méditation biblique de saint Grégoire. Il y prend de la hauteur, puisqu’il médite ici davantage sur le sort éternel des sauvés ou de ceux qu’il appelle les « réprouvés », jusqu’à nous décrire la « logique » qui prévaut en Enfer, où la fin est sans fin, où l’on expérimente continuellement une « mort sans mort, une disparition sans disparition ». Mais l’intérêt des Livres VII à IX est aussi de traduire en termes d’intériorité tout l’enjeu de notre salut, où l’intérieur représente l’être même de Dieu auquel il a donné part à l’homme, dès sa création. Passé de l’intérieur à l’extérieur, par son consentement au péché, l’homme a perdu la lumière intérieure dont il jouissait. Il a surtout cessé de s’habiter lui-même, de connaître son authentique identité de fils de Dieu.
Et c’est le deuxième volet de ce volume qui décrit en termes saisissants la condition humaine dans ses multiples contradictions, ses limites, sa finitude qui explique aussi toute la difficulté d’une conversion authentique de notre coeur, toujours entaché d’amour propre. Si bien que le juste met sa force non dans la réussite en ce monde, mais préfère se réjouir des épreuves qui lui sont imposées et même des tentations qui contribuent à le purifier ; en un mot, mieux vaut l’«adversitas», qu’une vie où tout semble vous sourire. On le voit, il ne s’agit jamais de « comprendre » le mystère du mal, comme si l’on pouvait le saisir intellectuellement et en rendre compte par des mots. Il s’agit beaucoup plus, avec Job, d’y consentir, d’y entrer dans une attitude de foi, mais librement, activement, oserait-on dire « amoureusement », comme on rejoint le Christ en son mystère pascal. |
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